Affichage des articles dont le libellé est expresso. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est expresso. Afficher tous les articles

lundi 22 avril 2013

L'expresso du 22 avril

L'annonce

Jean-François Copé a annoncé lundi qu'il cessait ses fonctions d'avocat, alors que le gouvernement a l'intention d'interdire aux parlementaires d'être en même temps avocat d'affaires. "A titre personnel, j'ai pris la décision de me consacrer maintenant exclusivement à ma famille politique et à mon pays, je vais donc cesser mes fonctions d'avocat", a dit le président de l'UMP sur RTL. "Je vais les cesser maintenant parce que je considère que la situation de la France est tellement grave qu'il faut nous mobiliser".

La phrase

François Hollande doit-il nommer Jean-Luc Mélenchon Premier ministre? "Je travaille à cela", a assuré le coprésident du Parti de gauche sur Europe 1 lundi matin.

L'attaque

Pour Manuel Valls, Henri Guaino va trop loin dans son opposition au mariage pour tous. "Quand on conteste la légitimité des urnes, comme le fait Guaino, on se comporte comme un factieux. C’est une faute lourde", a déclaré le ministre de l'Intérieur sur Europe 1.

Le chiffre : 60%

D'après un sondage BVA pour 20 Minutes, la popularité du maire de Paris est de 60% auprès de ses administrés. Cependant la cote de Bertrand Delanoë a légèrement baissé et est inférieure à la popularité moyenne des maires de communes de plus de 100 000 habitants, assure au quotidien Eric Bonnet, directeur d'études chez BVA.

Les coulisses

"Sans mythifier l’impact d’un remaniement, ça aurait du sens", lâche un poids lourd de la majorité aux Echos de lundi. Le quotidien économique assure que l'idée d'une remaniement "fait son chemin". François Hollande pourrait, avant les vacances d'été et plus probablement à la rentrée, se doter d'une équipe ministérielle plus resserrée. Il conserverait Jean-Marc Ayrault dans ses fonctions jusqu'en 2014 ou 2015. "Il a en tête un quinquennat en deux temps?: les efforts puis la redistribution. Soit deux Premiers ministres", assure un ténor du gouvernement au journal.

La prédiction

Passée l'épreuve de sa déclaration de patrimoine, qui fait d'elle l'une des ministres les plus riches du gouvernement avec un patrimoine inférieur à 6 millions d'euros, la ministre déléguée aux personnes âgées Michèle Delaunay a le sourire : "On va me donner Bercy", s'amuse-t-elle dans Libération. "Vu la manière dont je gère mon patrimoine, je mérite bien ça."

Le conseil

"Ce que l’on attend de l’exécutif, c’est un discours plus fort, qui se projette vers l’avenir, qui assume plus ce que nous sommes." Sur Canal +, le député PS Jean-Marie Le Guen estime qu’il "y a un message politique à faire passer à l’exécutif". Il a ainsi demandé à la majorité "que l’on assume mieux ce que l’on fait". Lundi se tient un séminaire de la majorité parlementaire afin de mettre à plat les relations entre les élus et le gouvernement.
 

vendredi 19 avril 2013

L'expresso du 19 avril

L'attaque

Dans une interview au Figaro, Jean-Christophe Cambadélis estime que "la cote d'alerte est atteinte pour le PS" dans le climat de crise actuel. "Notre dispositif ne fonctionne pas", affirme le député de Paris, candidat malheureux au poste de premier secrétaire occupé par Harlem Désir. "Son leadership est contesté. Il n'est pas en capacité d'impulser malgré toutes les bonnes volontés", assène Cambadélis.

La mise au point

Invité de Public Sénat, le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies a justifié l'accélération du calendrier parlementaire sur le mariage pour tous, qui a provoqué la colère des opposants au texte. "Notre analyse, c'est de dire : 'Il faut en finir avec cette affaire'", a-t-il asséné. Selon lui, "il n'y a jamais eu autant de débat. La société a été traversé par ce débat." Et d'insister : "Il est temps démocratiquement de clore ce débat."

Le choix

Bruno Le Maire a indiqué sur RTL qu'il s'abstiendrait lors du vote solennel sur le mariage pour tous, mardi à l'Assemblée nationale, alors que l'UMP votera dans sa très grande majorité contre le texte. "Nous aurions dû garantir les mêmes protections aux couples homosexuels qu'aux couples hétérosexuels", a estimé l'ancien ministre. "Nous avions promis le statut du beau-parent", a-t-il aussi rappelé. "Le sens de mon abstention, c'est de dire : 'Nous aurions du faire ces deux réformes'."
 
 

jeudi 18 avril 2013

L'expresso du 18 avril

La phrase

"L'Etat peut beaucoup mais ne peut pas tout", a déclaré sur RTL le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, au sujet de la raffinerie Petroplus. Une référence à la phrase de Lionel Jospin, face aux salariés de l'usine Michelin : "L’État ne peut pas tout."

Le chiffre : 1.000

C'est le nombre de postes d'enseignants remplaçants qui seront créés à la rentrée 2013, a annoncé Vincent Peillon dans un entretien au Parisien. Le ministre de l'Education nationale entend remédier à une situation qui n'est "pas acceptable" avec des élèves qui peuvent se retrouver plusieurs semaines sans professeur.

L'attaque

Sur France Info, Valérie Pécresse est revenue sur l'audition de Pierre Moscovici la veille à l'Assemblée nationale sur son rôle dans l'affaire Cahuzac. L'ancienne ministre UMP a dénoncé une "absence d'intervention incompréhensible" dès qu'"il y avait des doutes". "Bizarrement, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne demandent à aucun moment, ni à Manuel Valls, ni à Pierre Moscovici de faire la vérité. Comme si la vérité les dérangeait", a-t-elle estimé.

Le conseil

Interrogé sur i-Télé pour savoir si la droite reviendrait sur la loi sur le mariage pour tous en cas de retour au pouvoir en 2017, Luc Chatel a conseillé à l'UMP de ne pas trop s'avancer. "J'encourage mes amis à faire preuve de réflexion", a déclaré l'ancien ministre. "Ça serait faire un bien beau cadeau au Parti socialiste de devoir nous justifier aujourd'hui de ce que sera notre attitude en 2017 (...) Naturellement, on ne reviendra pas sur les personnes qui ont été mariés", a-t-il poursuivi.

La polémique

Plusieurs responsables UMP étaient interrogés sur l'agression de trois employés d'un bar gay du centre de Lille mercredi soir. Condamnant, ces violences, Christian Jacob a expliqué : "Le cœur de la manifestation, ce sont des grands rassemblements très pacifiques, avec une bonne humeur qui respire dans ces manifestations." Laurent Wauquiez s'est aussi justifié sur BFMTV : "Pour moi le casseur qui tient des propos homophobes n'a rien à voir avec ce que je défends."
 

mercredi 17 avril 2013

L'expresso du 17 avril

La mise au point
"Je peux vous dire que le président de la République n'avait pas d'information", a assuré sur France Inter Jean-Marc Ayrault en réaction aux propos Jérôme Cahuzac, qui a dit mardi sur BFMTV "ignorer" le "degré de connaissance" du président dans cette affaire. "S'il avait eu des informations, vous imaginez qu'il aurait été ministre du Budget?", a encore questionné le Premier ministre qui a dénoncé "une opération de communication pathétique. On n'est pas en Amérique, on est en France." Lire aussi : La "part d'ombre" de Cahuzac
La phrase
"La question de la mairie de Paris n'est pas de savoir s'il y a une brune ou une blonde à l'arrivée mais de savoir s'il y aura un projet pour les Parisiens", a déclaré sur Canal+ la candidate socialiste Anne Hidalgo, qui affrontera notamment l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet.

La mise en garde

"Le gouvernement doit donner un geste d'apaisement et revenir au calendrier initial" sur le projet de loi sur le mariage pour tous, a estimé sur RTL Jean-Pierre Raffarin. "On voit bien, pour parler à la De Gaulle, qu'il y a une menace de chienlit dans le pays", a poursuivi l'ancien Premier ministre, avant de prévenir : "Le gouvernement doit faire des gestes sinon il sera responsable des violences"

La réaction

Jean-Marc Ayrault a réagi sur France Inter, aux commentaires du FMI et du Haut conseil des finances publiques, qui jugent les prévisions économiques du gouvernement optimistes. "Elles sont surtout volontaristes", a corrigé le Premier ministre. Et d'ajouter : "Le choix du gouvernement, c'est de mener jusqu'au bout ces réformes, sinon c'est à désespérer."

Le soutien

"A quoi sert Arnaud Montebourg?", a demandé sur i-Télé Christophe Barbier à François Rebsamen. "A sauver l'emploi", a répondu le président du groupe socialiste au Sénat. "Se battre pour préserver l'emploi, c'est le travail d'Arnaud Montebourg, il le fait avec courage", a ajouté le maire de Dijon.

Le désaccord

Une nouvelle fois, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a exprimé sur Europe 1 ses réserves sur la publication des déclarations de patrimoines des ministres et parlementaires. "Je pense qu'il vaut mieux avoir un système qui soit bon et dans la durée (…). Aujourd'hui, je suis persuadé qu'avec Jean-Pierre Bel, les sénateurs et les députés, nous pouvons voter une loi à une très grande majorité qui ne sera pas simplement une loi de circonstance mais qui garantira la transparence et l'honnêteté des élus sur la durée".

L'attaque

"Il n'y a pas de chef d’Etat, pas d'autorité", a estimé l'UMP Bruno Le Maire sur BFMTV. Et d'ajouter : "Ce gouvernement est pétri de contradictions. Chacun dit ce qu'il veut sur la politique sur la croissance. Il n'y a plus de Premier ministre, chacun aspire à être Premier ministre. Ça n'est pas comme ça qu'on gouverne le pays."